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May 04 Un monde plus si nouveau que ça...J’entend déjà quelques commentaires cinglants surgir à l’improviste, raisonnant comme « ohlala mais il a craqué son slip, il nous pète une durite ou il nous fait une dépression » ? Mais bon, de toute façon, c’est mon blog, donc je fais ce que je veux. Na (de toute façon personne ne le lit). De plus, je pense que la peine qu’on éprouve sur le pas de la porte d’une maison qui vous aura accueillie pendant une année vaut la peine (c’est le cas de le dire) d’être décrite.
Il y’aura d’abord, pardonnez l’inventaire matérialiste à la Beigbeder, tout un tas d’objets les plus divers qui me manqueront, comme : les frites de chez Five Guys, les T-shirts Urban Outfitters, les French Press, les Hamburgers de chez Johnny Rocket, les billards de la CavRoom, la bière (mauvaise) de fraternité dans les fameux gobelets en plastique rouge (ou bleu), les pharmacies-épicerie-débits-d’-alcool-salon-de-beauté-achetez-ce-que-vous-voulez-vous-êtes-faits-pour-consommer CVS, les polaires The North Face qui j’en suis sûr auraient plû à Dany, le peanut butter (toutes marques confondues), le creamcheese Philadelphia, les bagles de chez Bodo’s, les pizzas de chez Christian’s, les smoothies Naked, la Oldsmobile de Melaine, les magasins sans horaires Kroger, les 4x4 de six mètres qui font peur, les grilled cheese de chez West Range…
Il y’aura aussi les habitudes et sensations qui cesseront de faire partie de mon quotidien, tels que : rester figer à regarder jouer les écureuils ; se faufiler dans le campus comme un sherpa ; s’allonger sur l’herbe de l’IRC et regarder les étoiles de Virginie, car comme chacun le sait, les étoiles sont différentes partout où l’on va car l’atmosphère et la compagnie n’y sont jamais les mêmes ; humer l’odeur de pluie, assez rare pour être mentionnée, un jour d’été indien ; entendre les criquets s’en donner à cœur joie lorsque le Soleil revient ; peindre mentalement les robes des « dogwoods » ; se promener son thermos de café dans la main comme un vrai Américain ; écouter les mocking birds produire des sons bizarres faisant penser à ceux d’un radio réveil ; s’inviter dans des soirées où on ne l’est pas sans que ça ne pose aucun problème ; participer à des flashmobs boiteux ; critiquer juste pour le plaisir le goût vestimentaire des étudiants Américains ; s’offusquer devant les opinions droitistes sur Cavalier Daily ; regarder la foule des gens affublés de bleu et d’orange s’acheminer vers le stade un jour de match ; entendre mon voisin de la Navy gueuler sur son jeu de guerre sur fond de musique classique ; convertir un prix en euros et se dire « c’est pas cher en fait » ; observer un lobotomisé de fraternité se faire intégré en payant les gens pour l’embrasser, juste à côté d’une fille distribuant des tracts pour une fête organisée par une association aidant les victimes de viols, dont la grande majorité ont justement lieu dans les-dites fraternités ; ajouter sur facebook des gens à qui l’on a juste dit bonjour ; avaler l’asphalte pour tenter de rassasier son appétit de nouveaux horizons…
Enfin, outre les Français que j’aurai sans doute l’occasion de revoir, il y’aura toutes ces personnes qui ont croisé mon chemin, ont pris leurs aises dans ma vie pour bientôt n’y laisser qu’un espace vide : Norhan, que les dissenssions de groupes aura éloignée mais qui restera l’une des femmes les plus intéressantes avec qui il m’a été donné de passer du temps ; Michelle, dont la bonté et la force de caractère n’auront jamais cessé de m’étonner ; Armanda, notre mère protectrice indestructible qui s’est envolée pour le pays de Mordor ; Bryce, qui aura à nos côtés découvert et assumé des rapports avec les hommes que la société dénonce comme un crime contre une soi-disante nature humaine ; Selin, qui aura sû rendre Thibaud heureux malgré une mère tyrannique leur barrant cent fois le chemin ; Paul, qui aura connu la difficulté de débarquer en milieu d’année sans connaître personne en plus de celle de perdre sa mère en une triste fin de semestre ; et enfin Lise…qui j’espère détruira mes prénotions quant aux relations longue distance, et qui restera la plus belle surprise que ce pays m’ait réservée, une de celles qui vous marque pour le restant de votre vie, vous donnant l’impression qu’il vous manquera toujours une part de vous-même, perdue entre les lignes de vos carnets de voyage, ou peut-être le long d’une route quelconque, entre ici et ailleurs.
Comme l’écrivait Kerouac: “Somewhere along the line I knew there’d be girls, visions, everything; somewhere along the line the pearl would be handed to me.” But what if the lines stops here?
April 22 Experience Deep AmericaC’est en Virginie que mes parents ont décidé de déposer leurs valises, pour me rendre visite mais aussi afin de découvrir une autre Amérique, celle qui échappe aux feux des projecteurs habituellement braqués sur les mégalopoles. Après quelques jours passés à Chicago donc, Pop and Mum ont continué leurs périgrinations en Virginie et dans le Maryland, m’embarquant avec eux deux week-ends consécutifs. C’est il y’a 10 jours que je les ai retrouvés sur Charlottesville, afin de leur faire découvrir l’endroit dans lequel j’ai maintenant vécu depuis 8 mois. Le vendredi, après une visite sommaire de Charlottesville, qui se limite essentiellement à son centre-ville (pour ne pas dire sa rue) historique, je leur ai servi de guide dans UVa, leur faisant découvrir les incontournables comme le Lawn, les bibliothèques labyrinthiques et surtout cette atmosphère si particulière aux campus Américains. Pop s’est pas mal inquiété des marques visibles un peu partout sur les murs et sur le sol au travers du campus, qui sont en fait les signes distinctifs des quelques sociétés secrètes existantes (essentiellement « Z », « 7 » et « IMP »). Ironiquement, nous avons croisé le soir même une douzaine de personnes encapuchonées marchant près du Corner. Sans le réaliser à l’instant même, nous venions d’apercevoir quelques membres des-dites sociétés secrètes, chose extrêmement rare sur le campus. Le lendemain nous sommes partis sur Fredericksburg, visiter la maison de naissance de George Washington et écumer quelques brocanteurs, nombreux dans ce coin chargé d’histoire. Le dimanche nous avons découvert Richmond, capitale de la Virginie. Etonnement, la ville possède un musée d’art qui semble disproportionnellement fourni pour une ville de cette taille. Une balade dans le quartier de Cary Town aura achevé de mettre à bas mes préjugés. Le week-end suivant nous nous sommes retrouvés un peu plus tôt, le jeudi soir, pour partir directement coucher à Waynesboro, à une vingtaine de miles de Charlottesville. De là, nous avons conduit le lendemain jusqu’à Staunton. Une fois encore, nos déambulations le long rues désertes que la lumière diaphane rendait néanmoins paradisiaques nous ont amené à observer l’architecture marquée d’histoire ainsi qu’à se glisser chez de nouveaux brocanteurs. L’après-midi, nous nous sommes rendus à Luray afin de nous risquer dans ses cavernes. Je dois avouer que je prenais au sérieux le risque d’ une attraction purement touristique sans attrait particulier. La viste fut, pourtant, intéressante mais surtout délectable pour les yeux. Le soir enfin, nous avons roulé le long de la « skyline », une route tracée de long des Shenandoah, afin de goûter l’instant face au soleil couchant ainsi que de surprendre quelques animaux à la tombée nuit. Le samedi matin, nous nous sommes rendus de nouveau à Charlottesville pour nous hisser sur les hauteurs de Monticello, la maison de Jefferson, signataire de la déclaration d’indépendance, fondateur de UVa et accessoirement troisième Président des USA. Bill, le beau-père de Lise qui est architecte, nous a offert une petite visite guidée personalisée. Enfin, après un déjeuner en compagnie de Bill et de la mère de Lise, Suzanne, Pop and Mum sont repartis vers d’autres horizons, retrouver leur tendre Normandie. April 14 French folklore in NorfolkA petit week-end pépère, petit article pépère, comme on dit dans le bouchonois. Le poste sera donc relativement cours, une petite pause aérienne comme on sait les apprécier en ces temps de retour imminent. Le week-end du 5 et 6 avril, toute la smala (Melaine, Romain, Aanya, Thibaud, Selin, Alix, Lise et moi) a débarqué à Norfolk, Va, chez les parents de Thibaud qui habitent là depuis deux ans. Le père de Thibaud est en effet colonel dans l'armée Française et bosse à Norfolk. Il faut en effet savoir que cette modeste ville de la côte Est abrite la base aéro-navale la plus importante du monde. Au programme donc : repas pléthoriques aux saveur de notre France natale concoctés par Maman Thibaud ; séances de karting pour récupérer des courbatures dans les bras ; visites avortées de l'USS Wisconsin pour cause de pluie ; ballade en voiture dans la base navale grâce à Papa Thibaud (pas de photos malheureusement, j'imagine mal ce que les militaires auraient dit à voir des petits étrangers prendre en photos leurs porte-avions de 400 mètres, leurs bateaux furtifs et hélicoptères énormes) avec petit bowling à la clef, toujours sur la base navales'il vous plaît ;et enfin petite visite de la ville coloniale de Williamsburg. Pas d'aventures épiques et un temps dégueulasse. Néanmoins la perception qu'entre le fromage et le vin rouge, c'est aussi toute une chaleure, à la fois familiale et Française, qui en vient à manquer. April 09 Poème sur le pouceJ'ai retrouvé ça, écrit quelque part en Floride, dans le fond de mon ordinateur. Faites-en ce que vous voulez.
Le chat de Miami
Le chat de Miami, N’a plus que trois pattes qui le portent. L’autre traîne derrière dans la rue, Vers un passé disparu, Que les hommes lui ont pris, Au chat de Miami.
Le chat de Miami, S’assoit auprès des tables, Tassées sur Ocean Drive, Dresse l’oreille pour écouter, Le souffle des futilités, Le tchat de Miami.
Et le chat mâche Les poussières de rien, Les miettes de Miami, De ces nouveaux Dyonisos, Mi-ami, mi-ennemi, Du chat de Miami. April 08 Interdit aux moins de 18 ansIl est des choses comme ça qui vous accrochent l’œil sans que vous ne sachiez trop pourquoi, s’installent à l’arrière de votre crâne et continuent de faire monter sans cesse l’agacement et le dégoût frisant l’envie de vomir. Il m’arrive rarement d’aller faire un tour chez Libé, mais toujours est-il que je suis tombé il y’a quelques jours sur cet article : http://www.liberation.fr/vous/318876.FR.php Pour ceux, et il y’en a toujours, qui ont la flemme de le lire, il s’agit d’un nouvelle invention, destinée à éloigner les jeunes délinquants des belles vitrines polies de toute boutique. Simple boitié, le dispositif accroché au mur s’en donne à cœur joie en émettant un ultra-son que seuls les moins de 18 ans sont capables d’entendre. Notre capacité à entendre les sons à haute fréquence diminue en effet au cours du temps. Le son ainsi émis devient très vite insupportable, obligeant les gangs – mais aussi tout enfant – à passer leur chemin. Si vous voulez vous rendre compte par vous-même de ce que ça donne : http://www.trianglerouge.be/mosquito/ressources.php Voici donc comment certains ont décidé d’améliorer la qualité de communication avec la jeunesse. C’est vrai, considérez un peu le formidable potentiel d’une telle invention. Pourquoi ne pas créer des armes à la destination de la police pour disperser les jeunes ennemis de l’ordre ordinaire lors d’une émeute ? Et pourquoi pas non plus installer ces dispositifs dans les rues des ghettos, pardon, quartier sensibles, et les mettre en route passée une certaine heure ? Ainsi les jeunes racailles, pardon, hommes, seraient contraints de rester au sein du foyer familial, sur qui repose toute la responsabilité, bien entendu. Comme disait La Tordue « bravo les savants, quelle imagination ».
PS: dans le même esprit: http://www.youtube.com/watch?v=eGo0UWNe2nU
March 28 BasketbouleLe Football Américain: c'est fait.
Le Hockey: c'est fait.
Le Basket: c'est fait.
Reste encore le match de Lacrosse et celui de Baseball et j'aurai fait le tour des classiques du sport américain. En attendant voilà quelques clichés du match opposant UVa à Richmond, qui s'est terminé sur un score aussi serré (mais en moins moche) qu'un jean slim. N'oubliez pas de checker les commentaires (à venir trés trés bientôt). March 09 En avant l'amusique No 3Parce qu'il n'y a pas que le rock ou l'électro dans la vie. A écouter à pleines basses:
- Un classique des Frat' Parties:
Soulja Boi' Tell Em : Crank That
- Idem:
Flo Ride ft. T-Pain : Low
- Plus calme:
MIA : Paper Planes
- Ces gars mixent tout ce qui bouge:
Girl Talk : Once Again
Spring BreakDéfinition du Spring Break dans le dictionnaire culturel Américain: "tradition estudiantine Nord-Américaine consistant, pendant à une semaine, à migrer vers les régions chaudes du continent en groupes ou en grappes pour y rejouer une version populaire du motto sex, drug and rock'n roll".
De notre côté, nous avons décidés de partir à 7 vers la Floride, région assez prisée par les Spring Breakers, au tel point que certaines villes, comme Fort Lauderdale, les ont purement et simplement bannis. Le jeudi 28 février, Melaine, Thibaud, Lise et moi avons pris la voiture pour décendre jusqu'à Miami (environ 18-19 heures de route, ça fait une trotte). Les autres, Romain, Selin et Aanya nous ont rejoint en avion. Une fois à Miami nous avons logé dans un hostel situé en plein coeur du quartier Jet-Set (South Beach) bourré de boutiques de luxes, à deux pas de la fameuse Ocean Drive et ses immeubles Art-Déco. Là-bas nous sommes resté 4 jours, profitant de la plage et du soleil qui m'a sans doute beaucoup aidé pour soigner ma mononucléose, qui aura tout de même duré deux semaines.
Le lundi, avec un monospace loué, nous avons tenté une excursion vers Key Largo qui s'est avéré être une vaste blague. En effet les quelques plages de l'île étaient innaccessibles, privatisées ou inexistantes. Néanmoins nous avons dès le lendemain repris la route jusqu'au point le plus au Sud des Etats-Unis, Key West. L'ambiance là-bas était tout à fait différente de celle de Miami. La Jet-Set était nettement moins présentes et les personnes âgées habitant là-bas se mêlaient sans trop de problèmes avec les Spring Breakers sur la fameuse Duval Street. Key West est une des seules, peut-être même la seule, ville des Etats-Unis dans laquelle se balader dans la rue avec un verre d'alcool à la main n'est pas prohibé, c'est dire l'esprit qui règne dans le coin. Au cours de notre séjour là-bas nous n'avons bien évidemment pas résisté à aller faire de la plongée en apnée sur la barrière de corail. Les commentaires sont inutiles tant ce qu'on a vu dépasse l'entendement.
Par la suite, le jeudi, nous avons repris la route pendant 8 heures pour remonter jusqu'à Orlando, uniquement connu pour abriter Disney World qui, tous parcs confondus, se vante d'atteindre une taille égale à deux fois celle de Manhattan. C'est donc le vendredi que nous avons passés la journée en compagnie de Mickey et apprécié les saveurs inhérantes aux parcs d'attraction telles que les repas hors de prix et les queues interminables (non là j'exagère, ça allait). Enfin, le samedi, les trois compères volants sont repartis comme ils sont revenus et nous quatre avons roulé 14 heures d'affilée pour arriver à Charlottesville ce matin, vers 2 heures.
Ce "petit" voyage (en terme de durée sans doute mais certainement pas en terme de kilomètres), sans doute le dernier, m'a permis de goûter au saveur tropicales des Etats-Unis avant la dernière ligne droite en Virginie et son froid polaire. January 21 En avant l'amusique No 2Pour vous accompagner pendant vos heures de dure labeur (ou de glande), et aussi parce que tout le monde n'a pas la musique sur mon blog, voici quelques autres morceaux à écouter si cela vous chante.
- Vampire Weekend : A-Punk http://www.youtube.com/watch?v=_XC2mqcMMGQ
- The Shins : New Slang http://www.youtube.com/watch?v=Q322n-f3FlU&feature=related
- Kings of Leon : King of the Rodeo http://www.youtube.com/watch?v=2pVaB6XUPNE
- Band of Horses : The Funeral http://www.youtube.com/watch?v=ibE7IqEjni4
- Et enfin des petits Danois : Kira and the Kindred Spirits : I'm Losing You http://www.youtube.com/watch?v=QqYn9bt_iSE
January 14 Easy RidersMessage d’alerte : ce post sera long, très long. Aussi amènagerai-je des aires de repos de temps à autre afin de vous laisser reprendre votre souffle.
1 – First step : Baltimore
Nous sommes montés dans notre Oldsmobile le 19 décembre pour nous rendre à Baltimore. Bohemian Rhapsody raisonnait dans nos oreilles, nous plongeant au plus profond de l’esprit Wayne’s World combiné avec celui de Road Trip. Pourtant notre arrivée à Baltimore était étrangement emprunte d’un mélange étonnant d’excitation et de crainte, étant donné que les informations que l’on avait récoltées auparavant quant à notre ville de destination n’étaient pas véritablement rassurantes (merci Wikipedia). Baltimore est en effet dans le peloton de tête pour le triste record du nombre le plus élevé d’homicides (autant que la France entière, à elle toute seule). Elle a souffert de la désindustrialisation et, malgré la mise en place d’attractions pour touristes telles que l’aquarium national, ne parvient pas à se rendre attrayante. Au final la ville s’est révélée être moyennement intéressante, d’une part parce que nos visites se devaient de rester dans un périmètre assez restreint (il y’a certains quartiers dans les villes Américaines dans lesquels il vaut mieux éviter de mettre les pieds, surtout à Baltimore), d’autre part parce que les rues étaient désertes en cette période de l’année et de la semaine. Néanmoins l’auberge était véritablement accueillante, ce qui nous a permis de sympathiser avec un routard aux dreads longues nommé Jean-Pierre (à l’origine de la fameuse expression de Melaine, « chaque auberge a son Jean-Pierre »).
2 – Going on to: Philadelphia
Le 21 décembre nous quittions Baltimore pour rejoindre Philadelphie, ou « Philly » pour les intimes. Première différence fondamentale avec Baltimore : l’auberge dans laquelle nous séjournions. Tandis que la première ressemblait fortement à une maison cosie de la petite bourgeoisie américaine (il y’avait même un piano quart de queue), notre nouvelle maison, bien qu’idéalement située, se rapprochait davantage d’un squat de jeunes à karcheriser. Les parties communes tendaient vers l’universalité et les meubles de récup’ n’inspiraient pas toujours la confiance. En outre nous avons passé une soirée et une nuit plutôt agitées puisque le gaz faisait sentir sa présence à plusieurs étages. C’est néanmoins dans cette auberge que nous avons fait le plus de rencontres, des Français et Argentins pour la plupart, que nous allions retrouver au cours de nos prochaines périgrinations. Quant à Philadephie, elle nous a réservé quelques bonnes surprises et bonnes visites. Même si nous n’avons pu nous rendre aux fameuses marches sur lesquelles Rocky tend de façon ridicule ses deux poings vers le ciel (mais si, souvenez-vous…), nous avons tout de même pu explorer quelque peu la ville, ses magasins, ses musées et ses quartiers, gay et chinois notamment. C’est d’ailleurs dans ce dernier que nous avons passé une partie de notre 25 décembre (le réveillon ayant été passé dans l’aéroport à attendre Simon), en compagnie de deux amis Argentins. En effet, les Chinois ne fêtant pas Noël, c’est dans leur microcosme urbain que vous pouvez être sûrs de trouver quelque chose d’ouvert un 25 décembre. La ville nous a au final, je pense, laissé un souvenir plutôt agréable malgré une après-midi entière passée dans un Starbucks (notre maison pendant tout le périple) à essayer de trouver une solution sur internet pour remplacer notre réservation de New-York qui avait été annulée.
3 – On the road again toward: New-York
Le 26 décembre au matin, Alice, Simon, Ziad (un Franco-égyptien rencontré à l’auberge) et moi attrapions un Greyhound pour nous rendre à la Grosse Pomme, Melaine nous ayant quitté quelques jours plus tôt avec sa voiture pour passer une dizaine de jours en compagnie de ses parents. La première journée fût passée à gambader de part et d’autre, de Times Square à East Village, en passant par le magasin M&Ms (allez savoir…) et Central Park en calèche (on est touriste ou on ne l’est pas). Je me suis très vite rendu compte que New-York et ses habitants n’avaient rien à voir avec l’image que l’on attache généralement aux grandes métropoles. Contrairement à Paris, par exemple, les gens ne tirent pas une gueule de 6 pieds de long sans raison et se proposent toujours spontanément pour vous indiquer une direction sitôt que vous dégainez votre carte. En outre on ne peut s’empêcher de comparer NYC une sorte de capitale mondiale étant donné que l’on parle plus étranger qu’anglais sur ses trottoirs (plus de 150 langues différentes y sont parlées et plus de 30% de la population New-Yorkaise sont nés à l’étranger). Jusqu’au 31 décembre, dormant dans un Hostel tandis que mes deux compères logeaient chez la cousine d’Alice, on se retrouvait tous les trois sur les trottoirs de Union Square, attrapant un donuts et un café avant d’aller écumer les musées (une petite gallerie de Chelsea ou le fameux MoMa, Museum of Modern Arts) et faire d’autres visites (les studios de la chaîne NBC, la statue de la Liberté et Ellis Island et leurs 3h30 de file d’attente), ainsi que, bien sûr, le shopping indispensable dans cette Mecque de la consommation qu’est New-York. J’ai notamment trouvé un classique féministe (« The Backlash » de Susan Faludi) dans East Village pour seulement 2 dollars ! Le 31 décembre fût honoré, pour ma part, par la plus grande nuit blanche que j’ai faite (40h), étant donné que je n’avais pas logement. Heureusement je n’ai pas eu trop le temps de m’ennuyer. Nous nous sommes en effet rendus sur Times Square pour communier avec 2 millions d’inconnus. Malheureusement, à cause de nos sacs à dos, nous n’avons pu passer les contrôles de sécurité (je n’ai jamais vu autant de policiers dans la rue) et étions donc dans une rue adjacente près de Central Park, face à un écran géant retransmettant les images du show. Différents groupes (aussi inconnus les uns que les autres pour moi) sont montés sur scène. Mais le spectacle était surtout rendu intéressant par les remarques ironiques lancées par un groupe de Blacks à côté de nous, mettant en valeur le fait que le spectacle, en fait, était bien loin d’être à l’image des New-Yorkais. Nous avons par la suite migrés, du 1er au 4 janvier, dans une auberge du Upper West Side, devenant notre base de ralliement pour quelques excursions à Harlem et à Brooklyn (et son fameux pont).
4 – A step further to the North: Boston
C’est à quatre, et de nouveau grâce aux fier destrier de Melaine que nous avons continué la route en direction de Boston (Massachussetts, pas Texas…), notre Breton nous ayant rejoint le dernier jour à New-York, le 3 janvier. En route, dans l’espoir de casser la croûte, nous sommes tombés dans le pire repère de Red Necks de toute l’Amérique. Leur demander une réduction à cause de l’alarme qui avait sonné pendant toute la durée du repas n’était semble-t-il pas une si bonne idée, étant donné que le patron s’est approché de nous en roulant des mécaniques, prêts à décrocher une des nombreuses plaques sexistes et nationalistes suspendues aux murs pour nous la lancer au visage. Entre l’affiche « Achetez Américain », l’écriteau « Les hommes ne sont pas servis s’ils ne portent pas de T-shirts, les filles ne le sont que si elles l’enlèvent » ou encore la pancarte « certains nous font plaisir quand ils viennent ici, d’autres quand ils partent », il avait le choix. Bref, après cet arrêt…instructif, nous sommes finalement arrivés dans la ville d’Ally McBeal. L’hostel était sans conteste le plus agréable que nous ayons vus, et la ville elle-même, avec son côté très européen (notamment le quartier de Beacon Hill, un mix entre Georgetown et Montmartre), était plus qu’accueillante. Boston compte en temps normal plus de 500 000 étudiants, autant dire que c’est une ville qui a plutôt tendance à bouger. Nous avons donc gambader de nouveau, de Harvard au MIT, suivant un chemin rouge tracé à travers la ville qui vous permet de voir tous les monuments que la ville a à offrir, le plus souvent reliés à l’indépendance et à l’immigration irlandaise. On aurait bien aimé rester plus longtemps mais il nous fallait encore pousser plus loin vers le Nord, les conditions météo le permettant. L’heure était en effet au réchauffement, signifiant de la pluie à la place de la neige, des conditions bien plus propices à notre conduite vers le pays des caribous. Melaine et moi avons donc laissé Simon, qui repartait à Dublin, et Alice, qui n’avait plus assez d’argent pour continuer (c’est con mais c’est comme ça…), et avons repris la route, grandement facilitée par le GPS que ses parents lui avaient laissé.
5 – Shall we continue? Let’s bounce in: Montreal
C’est donc le 7 janvier que nous sommes repartis, traversant les vallées enneigées et désertes de l’état de New-York et du Vermont. Contrairement à nos attentes, le passage de la frontière, dans un sens comme dans l’autre, n’a posé aucun problème. Il fallait juste s’attacher à ne pas se foutre de leur accent. Le Canada est vu par beaucoup, y compris par les Américains sans le sou venus tenter leur chance, comme une terre de liberté. A notre modeste échelle cela fonctionnait tout aussi bien, puisqu’enfin nous cessions d’être considérés comme « underage », et pouvions en toute liberté nous poser autour d’une petite mousse. Etant donné le temps maussade, il n’y avait de toute façon pas grand chose de plus à faire. C’est d’ailleurs dans les-dits bars que nous avons pu nous heurter quelque peu au chauvinisme Québécois (non, non, n’essayez pas de leur demander si ils acceptent les dollars américains). L’auberge, quant à elle, autoproclamée « alternative » (c’est une valeur sûre de se déclarer alternatif, même si l’on ne sait pas par rapport à quoi), était véritablement agréable mis à part le vol dont nous avons été victimes le tout dernier jour. Après 3 semaines sur les routes en ayant fait attention constamment, c’est assez rageant…Néanmoins, malgré ces quelques ombres au tableau, nous avons bien profité de la ville et de son climat estudiantin, qui m’a permis de voir Aurélien, un collègue de Science-po, Lise et quelques amies américaines, et de rencontrer des amis de Melaine étudiants à Montréal.
6 – The last discovered path: on our way to Charlottesville through Pennsylvania
C’est tranquillement, le 10 janvier, que nous avons repris la direction du Sud. Charlottesville étant à 15 heures de route depuis Montréal, nous avons décidé de nous arrêter en cours de route dans un motel dans le comté de Lancaster, en Pennsylvanie, une région connue pour sa grande communauté Amish, des chrétiens anabaptistes vivant à l’écart du monde moderne. Je dois avouer que notre voyage, à ce moment, a pris quelques airs de safari, planqués dans la voiture et dégainant nos appareils dès que nous les apercevions. Les Amish détestent en effet être pris en photo car cela viole un des nombreux commandements qu’ils s’efforcent de respecter. Leur style de vie s’apparente à celui du 19ème. Habillés de noir, ils travaillent la terre (étonnament, la région atteint la première place en terme de productivité agricole grâce aux Amish qui, pourtant, ne possèdent ni tracteurs, ni moissoneuses ou autres engins agricoles) et se déplacent en trotinettes ou en carrioles (les « buggies »). C’est donc pendant la matinée du deuxième jour de notre retour que nous avons conduit au hasard de petites routes pour tâcher d’apercevoir quelque chose. Chaque Amish faisait constamment un signe amical quand nous passions à proximité. Même si cela relève sans doute de leur côté affable (ils sont notamment non-violents, ce qui a donné à certains touristes l’idée d’en frapper quelques-uns pour le vérifier…), je pense que c’était aussi un moyen d’établir une communication et rappeler que, loin d’être des bêtes de foire attirant des grappes de touristes, ce sont simplement une communauté d’humains qui ont choisi une toute autre voie que celle qui s’est imposée au reste du monde. L’après-midi nous nous sommes rendus à un musée de voitures anciennes se trouvant à proximité, et c’est par la suite que nous avons parcouru le dernier tronçon en direction de Charlottesville. Home Sweet Home.
Se sentir chez soi à la fois partout et nulle part, parler pendant des heures avec des gens que l’on ne reverra jamais et garder contact avec des personnes avec qui l’on n’a pas même discuté, s’offusquer à la fois des rues vides de Baltimore et des cohues New-Yorkaises, arborer sa nationalité quand cela arrange, railler sans cesse ce que l’on envie en fait et rêver sans cesse ce que l’on vit en fait, se perdre dans une auberge tout en trouvant son chemin dans un dédale de rues inconnues, passer d’une langue à l’autre sans s’en rendre compte, défier les idées préconçues tout en renforçant le stéréotype que l’on incarne, marcher scrupuleusement sur les traces des voyageurs précédants tout en cherchant à s’en démarquer, contempler son futur ou son passé en traversant l’espace…au fond, et si c’était ça, être citoyen du monde ?
December 18 Attention au départ...Ca y'est, la fin du premier semestre est à nos côtés, et l'on a à peine le temps de voir se dissiper les brumes de savoir qui inondé nos cerveaux pendant ces deux dernières semaines d'examens que déjà il faut se remettre à la tâche pour préparer notre voyage. Pas trop quand même, d'une part parce que l'on n'a pas énormément de temps, mais aussi parce que cela pourrait nuire à l'esprit du road-trip qui lentement nous investit. Bref, nous prenons le volant de notre vaillante Oldsmobile demain matin, direction Baltimore, où nous resterons deux jours. Puis ce sera Philadelphia pendant six jours, New-York pendant neuf jours et Boston pour quatre jours. Notre venue à Montreal reste hypothétique étant donné que beaucoup nous ont déconseillé de nous y rendre pendant cette période (les routes pouvant réellement être dangereuses), ou alors d'être bien sûr que nous sommes équipés de pneus neige et de chaînes, ce qui n'est bien évidemment pas le cas. En outre, en ce qui concerne notre séjour à New-York, nous sommes en manque de logement pour le 30 et le 31 décembre pour le moment, aussi vous raconterai-je peut-être à quoi ressemble la nuit à la belle étoile sur les trottoirs de NYC par -20 degrés. Sachant que mes confrères paliens parviennent à envoyer des mails alors qu'ils sont perdus dans la cordillère des Andes, je pense que je ne devrai pas trop avoir de problèmes à vous donner des nouvelles.
A la revoyure, et bonnes fêtes de fin d'année à tous! November 28 Thanks for giving ThanksgivingGrâce à Armanda, mais surtout à Michelle qui nous a accueillis chez elle, Romain et moi avons pu goûter à ce qu'est un véritable Thanksgiving au sein d'une famille américaine (et Canadienne également dans le cas présent). Petit menu de ce qui nous attendait.
Nous sommes arrivés le mardi 20 novembre au soir à Mc Lean, charmant petite bourgade jouxtant la capitale, et le père de Michelle a tout de suite sû nous mettre à l'aise à l'aide de quelques bières.
Le lendemain nous avons marché au moins l'équivalent de cinq fois le tour de Washington pour voir les principaux monuments et musées (Maison Blanche, Capitol, Washington Monument, différents mémoriaux etc). Nous somes assez aisément rentrés dans le Capitol car Armanda savait qu'il était possible d'aller voir directement le Representative de son County (Fairfax) pour lui demander un billet d'entrée (ce que tout le monde peut faire mais que personne ne sait). Je n'attendais pas énormément de cette visite puisque tout le monde m'avait dit qu'il n'y avait pas grand chose d'intéressant à voir, Washington étant considérée comme une ville purement orientée vers sa tâche administrative. Néanmoins j'ai été agréablement surpris. Le beau temps aidant, sans doute, Washington m'a semblé être une ville plutôt sympathique.
Le jour suivant était Thanksgiving même, jour de farniente si il en est, consacré uniquement à aller voir des films médiocres au cinéma mais surtout à se remplir la panse de dinde, jambon, stuffing, mashed potatoes et, délivrance des délivrance, fromage et vin rouge (dans notre cas).
Ensuite s'est avancé le fameux "Black Friday". Le lendemain de Thanksgiving est en effet le plus grand jour de soldes aux Etats-Unis. Pour en profiter comme il se doit nous nous sommes donc levés à 5h45 le matin pour nous rendre au deuxième plus grand mall du pays, Tyson Corner. Là-bas nous avons donc pu aisément faire nos amplettes et gratter le fond de nos porte-monnaies.
Enfin, samedi, après quelques amplettes à Georgetown (le quartier plutôt chic où l'on trouve la fameuse université) pour remercier toute la famille, nous nous sommes rendus à un match de Hockey sur Glace opposant les Capitols de Washington au Hurricanes de Caroline. Sur ce point il est à noter qu'il n'y aucune comparaison possible avec les matchs de football américain ou de baseball qui sont, il faut bien l'avouer, un peu emmerdifiant. Ambiance de folie donc, d'autant plus que les Capitols, cette fois-ci (la saison n'a pas franchement été bonne), ont remporté largement la victoire à grands coups de claquage de tête dans le plexiglas.
Un post assez descriptif sans trop d'analyse ou de remarques désobligeantes comme je sais si bien le faire, immergés que l'on était dans notre famille américaine. Pensez à jeter un oeil aux photos! November 04 Barack a la frite"Let's change the world!". Ainsi Barrack Obama a-t-il achevé son meeting lundi sous un déluge d'applaudissements et de cris hystériques. Rien que ça...cependant la formule, bien qu'un peu ridicule de premier abord (bon c'est entendu du deuxième et troisième également mais bon), résume efficacement l'esprit du spectacle que l'adversaire d'Hillary Clinton nous a offert : un bon gros show à l'américaine comme on les aime. C'était assez comparable avec les matchs de football américain, le pop-corn et le cheerleaders en moins. Pendant une heure complète le sénateur de l'Illinois a su captiver, il me semble, l'attention et l'adhésion de la foule, et cela bien plus grâce à ces anecdotes que par les objectifs qu'il s'est fixés et les mesures qu'il souhaite prendre. En effet, si ce sont les idées politiques qui vous motivaient à venir assister au show, il faudra repasser, ou alors acheter le livre de notre cher Obama. En revanche, en ce qui concerne son talent d'orateur, il faut bien avouer que la rumeur ne ment pas : ses capacités dépassent largement celles de sa concurrente. A cela il faut rajouter ses prix plus que compétitifs ( seulement 15 dollars l'entrée!), et il devient clair qu'Obama l'emporte sur Hillary. Vous pensez que mes éléments de comparaison sont triviaux? Prouvez-moi qu'ils donnent la possibilité d'en trouver d'autres et alors je ferai mes plus plates excuses à nos amis Démocrates. Je commence tout de même tout doucement à comprendre pourquoi seul un Américain sur deux vote à l'élection présidentielle... October 29 Halloween partiesssssssss"Tricks or treats"! Vous imaginez facilement devant votre porte une bande de petits monstres, pirates et autres princesses prêts à vous jeter un sort si vous refusez de leur apporter leur dose de drogue sucrée et chocolatée...si ce genre de spectacle attendrissant vous fait bailler venez faire un petit tour à UVa. Ici les étudiants revisitent cette coutume qu'est Halloween en y incorporant ce qui fait la richesse d'une frat'party. Mode d'emploi : si vous êtes un homme, habillez-vous comme bon vous semble, le costume n'ayant qu'à être perçu comme étant réussi. Bon, jusque là, ça va. En revanche si vous êtes une femme, vous vous voyiez plus ou moins contrainte de faire fusionner dans votre costume la candeur d'une enfant de 12 ans déguisée en Peter Pan avec les atours d'une prostituée. Tout un challenge...mis à part ça il faut avouer qu'Halloween est loin d'être la blague que l'on connaît outre-Atlantique : ici c'est du sérieux. Les soirées (qui en comprennent quelques-unes vraiment énormes à faire pâlir les soirées Dieppoises il faut bien l'avouer) s'étalent sur une semaine complète de part et d'autre de la date d'Halloween (qu'on finirait par oublier tant les festivités ont tendance a débuté tôt), c'est à dire mercredi 31, date à laquelle les enfants des environs vont envahir le campus et côtoyer les infirmières au jupes microscopiques et les superman aux muscles en carton. Ca promet...
Photos à l'appui! October 17 En avant l'amusiqueParce qu'un peu de son ne fait jamais de mal, et parce que la découverte d'un pays se fait aussi par les oreilles, voici quelques liens vers ce qui berce mes envies sonores du moment:
--LCD Soundsystem : Daft Punk is playing at my House
(Si ça vous plaît, voir aussi : "North American Scum", ou encore "Disco Infiltrator")
--Of Montreal : Wraith Pinned to the Mist and Other Games
(Mais aussi : "Heimdalsgate Like A Promothean Curse", ou même "The Past is a Grotesque Animal")
--Clap Your Hand Say Yeah : Heavy Metal
(A écouter aussi : "The Skin of My Yellow Country Teeth" et "Let The Cool Goddess Rust Away")
--The Chemical Brothers : Surface to Air
(Egalement : " Hold Tight London" ou "Marvo Ging") October 10 Windy CityJe dois avouer que mettre cette centaine de photos de Chicago en ligne (sélectionnées patiemment parmis les quelque 400 que j'ai prises là-bas) m'a pris un peu de temps. Aussi je ne m'attarderai pas trop en de vaines descriptions de cette ville énorme. Enjoy your trip visuel! September 26 La Présidente a des cornesMesdames, messieurs, l'instant est solennel. J'ai en effet assisté à un meeting de la première "Première femme" du monde. Rien que ça. Accompagné par un deuxième larron (le nom de John Grisham vous dit-il quelque chose?) Hillary Clinton a fait son show dimanche dernier au Paramount de notre petite ville de Virginie qu'est Charlottesville. C'est parce que John Grisham en est originaire qu'il a pu faire venir une des favoris dans la course à la présidentielle, versan démocrate.
Arrivé quelque peu en avance (chose rare pour des Français, perçus ici comme faisant partie des gens se faisant le plus désirés, dans tous les sens du terme) nous avons fait la queue quelques minutes en compagnie d'autres étudiants de l'IRC. Le plus frappant était le silence de mort qui règnait alors que l'on parcourait ces quelques mètres. Il y avait bien ici ou là quelques personnes brandissant des panneaux multicolores pour scander leur soutien ou, à l'inverse, leur dégoût pour Madame Clinton. Cependant aucun d'eux ne s'avisait d'ouvrir la bouche, lancer quelques blagues, injures gratuites ou chants de vénération.
A l'intérieur même combat. Le sérieux et l'écoute attentive étaient de mise (Romain s'est notamment fait engueulé par son voisin parce qu'il parlait trop), et ce même lorque Hillary parle pendant 10 minutes de baseball. Quant aux rires qui fusaient sans cesse au travers de la salle, ils donnaient davantage l'impression d'avoir Eric et Ramzy en face de soi plutôt qu'un candidate à a Présidentielle et un écrivain de renom.
Toujours est-il que quelques thèmes cruciaux ont été abordés (le système de santé par exemple) ce qui m'a rassuré quant à savoir quelle pouvait bien être mon orientation politique sur l'échiquier américain. Néanmoins on ne peut s'empêcher de penser que tout cela sonnait un peu faux (les questions de Grisham étaient-elles connues d'avance?) et plat (pas de lancer de bouteille, pas de drapeaux, pas d'émeutes etc.). Néanmoins, pouvoir dire pompeusement que j'ai assisté à un meeting avec pour têtes d'affiche la potentielle présidente des Etats-Unis et John Grisham arrive pratiquement à me faire oublier les 25 dollars déboursés. Et oui la politique se paye ici-bas. Vous avez parlé de Démocratie? September 20 Cowboys' landAu pays des cowboys la violence policière est reine (et l'inaction des concitoyens aussi par la même occasion). Comme quoi, ça n'arrive pas que chez nous...
Des T-shirts sont déjà édités pour fêter tout ça dignement : http://www.cafepress.com/bobmccarty/3696793 September 14 Go Hoos!Un petit article tout de même pour assaisonner les photos que j'ai mises en ligne il y'a quelques jours avec quelques descriptions.
Il s'agissait du premier match joué à domicile par l'équipe de football...américain est-il besoin de le préciser, le soccer étant considéré ici comme un sport de fillettes. Et il est vrai qu'on comprend leur jugement quand on voit ce que ces grosses brutes en armure se mette sur la tronche une fois sur le terrain.
A côté de ça, il faut reconnaître que, mais cela vient peut-être du fait que je n'ai pas bien saisi les règles (ou pas vraiment essayé allez savoir), c'est un sport relativement lent. Un match dure 60 mn, mais il faut compter les pauses de 2 à 5 minutes après chaque action, c'est à dire toutes les dix secondes...si vous n'avez rien compris, c'est pas grave moi non plus.
Toujours est-il que le show, lui, est bien là, pour remplir les blancs : orchestre, cheerleaders "insane", porte-drapeaux qui courent comme des dératés sur le terrain pour agiter un drapeau énorme, mascotte un peu ridicule qui fait des signes et au public avec sa grosse main en latex etc etc.
Mais ce qu'il faut savoir, c'est que le show est également et surtout avant et après le match. L'importance de ce genre de match est inégalable aux Etats-Unis, beaucoup suivant de plus près le sport universitaire que les matchs "classiques" opposant des villes par exemple. Le matin donc, pour s'acheminer vers le stade, il suffit de suivre le flot continu de "townies" (les habitant de Charlottesville) tous vêtus d'orange, de personnes qui se sont déplacées pour l'occasion (également en orange), d'étudiants déjà imbibés sortant d'une "pre-game", d'étudiantes habillées comme lors d'un dimanche de fiançaille (long, trés long le dimanche) etc. La coutume veut en effet qu'il faille s'habiller pour l'occasion en costume ou T-shirt orange (alternative pour le moins étrange) pour les mecs, et en robe d'été pour les filles (elles par contre n'ont pas le choix, allez savoir pourquoi...)Défilant entre les voitures transformées en bivouaco-mobiles sur les parkings ainsi qu'au milieu des dizaines de barbecues et de tables où s'amoncellent les denrées les plus diverses, tout ce beau monde rejoint les portes de l'énorme arène faisant office de stade à UVa. Les étudiants, de leur côté, peuvent entrer gratuitement et s'assoir sur la colline qui forme un cinquième du stade (on paye pas, on va peut-être pas avoir une place sur les gradins non plus...) September 04 XS/XL"America!" entendait-on chanter dans le fameux film d'animation (hum...) "Team America". La brillante équipe de héros sans peurs et sans reproches n'hésitait pas à foncer tête baissée et dévaster tout un quartier pour une opération de routine. Ah les USA...pays de la démesure si il en est. Des personnes en surpoids certain (on ne dit pas obèse, euphémisme hypocrite oblige) qui croisent les Ken grandeur nature à la sortie de la salle de musculation, en passant par les portions alimentaires basiques suffisantes pour nourrir normalement et pendant une semaine une famille entière, jusqu'aux harangues religieuses conservatrices à l'intention de cette jeunesse qui se perd dans les "frat", les normes que j'ai imprimées dans la tête par mes 19 années passées en France s'en retrouvent bien malmenées. Peut-on en effet trouver plus opposé à notre héritage franco-français? Nous qui louons sans cesse les vertues de l'introspection et de l'analyse avant tout acte, pouvons-nous comprendre qu'ils s'enthousiasment sur le champ lorsqu'une idée leur plaît? Champions de la critique sans suites, il nous alors faire face aux chantres de l'action sans recul.
Ne vous méprenez pas cependant, les Américains ne sont pas un peuple de dégénérés, ni ne sont les témoins aveugles d'une culture décadente. A leur manière, ils semblent avoir simplement gardé l'âme d'explorateurs et d'expérimentateurs que l'on a nous, en France, depuis si longtemps perdue.
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